2018, deuxième année la plus chaude en Arctique

Le 12 décembre 2018 par Stéphanie Senet
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La couverture glaciaire de la mer de Béring n'a jamais été aussi basse depuis 1900
La couverture glaciaire de la mer de Béring n'a jamais été aussi basse depuis 1900

L’année 2018 est la deuxième année la plus chaude enregistrée en Arctique depuis 1900 (après 2016). Le réchauffement y est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale, selon le rapport annuel publié le 11 décembre par l’administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA).

En Arctique, le mercure collectionne les records. L’an dernier, il était supérieur de 1,7°C à la moyenne observée au cours des trois dernières décennies. «L’Arctique subit une transition sans précédent dans l’histoire humaine», a résumé Emily Osborne, du programme de recherche sur l’Arctique à la NOAA. Selon l’agence, qui a coordonné ce rapport de référence écrit par 81 scientifiques de 12 pays, il n’y a jamais eu aussi peu de glace qu’en 2018 dans la mer de Béring, située entre la Russie et l’Alaska, au sud du cercle polaire arctique. En février, au plus fort de l’hiver, la couverture glaciaire avait perdu une surface équivalente à un tiers de la France (environ 215.000 kilomètres carrés).

95% de vieille glace en moins

En Arctique, la saison des glaces –habituellement entre septembre et mars– se réduit au fil des années, avec des glaces moins épaisses, plus jeunes, qui couvrent moins d’océan, selon la NOAA qui dispose de données satellitaires recueillies 28 fois par jour au-dessus de l’Arctique. La vieille glace, âgée de plus de 4 ans, s’est quant à elle réduite de 95% depuis 33 ans. Et lorsqu’il y a moins de glace, l’océan doit absorber davantage d’énergie, ce qui le réchauffe davantage. C’est un cercle vicieux…

Deux fois moins de caribous et de rennes

Dans la toundra, les populations de caribous et de rennes sauvages ont chuté de 56% en 20 ans, passant de 4,7 à 2,1 millions d’animaux depuis le milieu des années 1990. Une chute particulièrement sensible en Alaska et au Canada, que les chercheurs attribuent à la hausse des températures.

Enfin, le réchauffement de la région coïncide avec une invasion de plusieurs espèces d’algues toxiques, menaçant les sources d’alimentation, et à une prolifération des déchets plastique, dangereux pour la faune marine.

 



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