2015: année record pour l’éolien marin en Europe

Le 02 février 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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3.230 éoliennes sont installées au large des côtes européennes.
3.230 éoliennes sont installées au large des côtes européennes.
Hans Blomberg/Vattenfall

L’Ewea présentait, ce mardi 2 février, les chiffres 2015 de l’éolien offshore du Vieux monde.

Du jamais vu! L’an passé, les électriciens européens ont mis en service 3.019 mégawatts de capacités éoliennes marines: deux fois plus que l’année précédente. Désormais, le parc européen de turbines offshore affiche une puissance installée de 11.027 MW, soit 3.230 machines, résume Andrew Ho de l’association européenne de l’énergie éolienne (Ewea). Au total, ce sont plus de 13 milliards d’euros qui ont été investis l’an dernier, complète Ariola Mbistrova, analyste à l’Ewea.

Aucun Français ne figure dans le peloton de tête. Les principaux promoteurs des éoliennes marines sont Dong (15,6% des machines installées entre 2010 et 2015), E.ON (9,6%), Vattenfall (8,9%). Sans oublier la régie municipale de Munich: 3,8%. C’est le Royaume-Uni qui a accueilli le plus de machines le long de son trait de côte (5 gigawatts), loin devant l’Allemagne (3,3 GW), le Danemark (1,2 GW) et la Belgique (712 MW).

46,5 milliards d’euros

Plusieurs facteurs expliquent les bons chiffres relevés en 2015. Il y a, bien sûr, le dynamisme des compagnies européennes en la matière. Entre 2010 et 2015, celles-ci ont engagé 46,5 Md€ pour développer l’éolien marin, dont le tiers pour la seule année 2015. A cette accélération s’ajoute le raccordement effectif, en 2015, de 388 éoliennes (pour une capacité installée de 652 MW) qui avaient été installées l’année précédente. Les statistiques de 2016 intégreront 53 machines (pour 277 MW) mises à l’eau en 2015.

La suite s’annonce-t-elle aussi profitable? Sans nul doute, estime le lobby éolien. D’ores et déjà, 11 Md€ d’investissements sont prévus pour cette année. De quoi installer 3 GW. Cinq méga parcs assureront l’essentiel du spectacle: Hornsea Phase 1 (Dong, 1.200 MW), Beatrice (SSE, PensionDanmark, Repsol, 664 MW), Dudgeon (Statkraft, Statoil, Masdar, 402 MW), Hohe See (EnBW, 492 MW) et Otary Rentel (consortium Otary, 294 MW).

Filière inflationniste

Aussi porteur soit-il, le marché devrait connaître quelques évolutions. A commencer par la taille des machines. Durant les premières années du siècle, les turbines mises à l’eau affichaient une puissance moyenne de 2 MW. Entre 2005 et 2010, le niveau atteint 3 MW. Il dépasse désormais les 4 MW unitaire. Et ça n’est pas fini. En 2015, un aérogénérateur sur six affichait une puissance de 6 MW. Un an auparavant, ces monstres ne représentaient que 5% du marché européen.

Autre facteur inflationniste: l’éloignement croissant des côtes. La plupart des fermes déjà en service se situent à une vingtaine de kilomètres du littoral, par une hauteur d’eau d’une vingtaine de mètres. Les prochains grands parcs seront construits à une centaine de kilomètres au large. Il faudra alors compter avec des profondeurs comprises entre 30 et 40 m.

Initiée par Vattenfall, une nouvelle activité se profile pour les prochaines années: le démantèlement des parcs éoliens. A supposer, comme le fait l’Ewea, que la durée de vie de ces machines n’excède pas 20 années, les premiers gros chantiers sont pour bientôt: 2021 (50 MW), 2022 (170 MW), 2023 (270 MW).

 



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