2015: année de l’accélération pour le président de l’Ademe

Le 05 février 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Bruno Léchevin devra réduire le nombre de délégations régionales de l'Ademe.
Bruno Léchevin devra réduire le nombre de délégations régionales de l'Ademe.

Bruno Léchevin est un président de l’Ademe presque comblé. Devant quelques journalistes, l’ancien syndicaliste a tiré quelques perspectives pour l’année. Une année «d’accélération», a-t-il estimé, d’emblée. Accélération législative avec l’adoption, probablement avant l’été, du projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (PLTECV). Un texte qui n’effraie plus. Même après son passage devant les commissions sénatoriales: «Notre inquiétude de remise en cause des fondamentaux est estompée. […] Il y a même eu des enrichissements», explique-t-il.

Et de citer les nouvelles règles encadrant le covoiturage ou les plus grandes latitudes laissées aux collectivités pour assurer la police de leur voirie. Bruno Léchevin se félicite aussi que les parlementaires ne considèrent pas, comme le gouvernement, le véhicule électrique comme l’alpha et l’oméga de la mobilité durable: «Le véhicule de demain est un ensemble de services et de processus».

Dividendes d’EDF

L’accélération sera aussi monétaire. L’ex-délégué général du médiateur de l’énergie se satisfait d’avoir obtenu de l’administration Valls et du Parlement une sanctuarisation de son budget pour les trois prochaines années. Mais il attend beaucoup de la création d’un fonds spécial. Alimenté par une partie des dividendes versés par EDF à l’Etat, il permettrait à l’agence de disposer, entre 2015 et 2017, d’une enveloppe supplémentaire de 500 millions d’euros par an. «Un argent que nous devrons dépenser vite et bien», s’amuse-t-il.

Ce qui tombe bien, tant les possibilités sont nombreuses. Les «Adémiens» espèrent obtenir prochainement un doublement du fonds Chaleur. Ils serons aussi partie prenante aux projets des prochains appels d’offres: territoires à énergie positive, zéro déchets. Les prochains contrats de plan Etat-régions devraient consommer 720 M€ de crédits de l’Ademe en 6 ans.

Moins de délégations et de sièges

L’accélération sera aussi sociale. L’agence devra se mettre au diapason territorial. Ce qui implique de réduire de moitié le nombre de ses délégations régionales métropolitaines. Des délégations qu’aimeraient bien se partager directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) et conseils régionaux. La bataille est déjà engagée.

Parmi ses spécificités, l’Ademe est aussi l’une des rares institutions dotées de trois sièges: à Paris, Angers et Valbonne. Si l’implantation angevine, dont le bâtiment a été entièrement rénové il y a quelques années, n’est pas menacée, tel n’est pas le cas de Valbonne, où sont regroupés les experts en énergie renouvelable, bâtiment et mobilité. Confirmant les craintes exprimées par les organisations syndicales, Bruno Léchevin va bien ouvrir ce dossier et fermer Valbonne, «à moyen terme». Le siège parisien devrait être également transféré «dans un bâtiment rénové exemplaire.» Les syndicats parlent d’un site situé à Saint-Mandé, où serait également installée la délégation régionale francilienne.

 



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