2014: l’année des records

Le 20 juillet 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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On frise désormais 400 ppm de CO2.
On frise désormais 400 ppm de CO2.
NOAA

On savait déjà que 2014 avait été une année corsée en termes d’impact sur le réchauffement climatique. Mais on ne savait peut-être pas à quel point. En quelque 300 pages, la dernière édition de l’état du climat, que publie annuellement la société météorologique américaine, remet les choses à leur place. De quoi faire frémir.

En moyenne, les concentrations de gaz carbonique ont atteint le niveau record de 397,2 parties par million (ppm). Soit près de 2 ppm de mieux en un an. A comparer aux 354 ppm mesurés en 1990, année de la première édition du rapport.

Quatre jeux de mesures indépendants sont formels[1]: le thermomètre mondial a vu son mercure grimper de 0,27°C à 0,29°C[2], l’an passé. Des records absolus de chaleur ont été battus en Europe, en Afrique, au Mexique, en Argentine et en Uruguay.

l'océan est montée de 67 mm en 22 ans

En dépit d’un phénomène El Niño [3], qui est resté en devenir, les eaux de surface des océans (et sur les 700 premiers mètres de la colonne d’eau) ont pris un coup de chaud. Cette élévation de la température (la plus forte jamais mesurée par l’administration américaine de l’atmosphère et des océans –NOAA- dans bien des régions du globe) a contribué à accélérer la montée du niveau de la mer : +3,2 millimètres par an. En moyenne, celui-ci a gagné 67 mm depuis 1993.

Cette accélération a été due, en partie, à la fusion des glaces telluriques, mais aussi de certaines banquises. En 2014, la glace de la mer Arctique a subi l’une de ses pires rétractations estivales. Ce qui a eu pour conséquence de réchauffer un peu plus l’eau de mer. A terre, la fonte des glaces du Groenland s’est accélérée aussi, à un rythme supérieur à celui observé entre 1998 et 2010. En août 2014, la glace n’a jamais aussi peu renvoyé vers l’espace l’énergie solaire. Au nord du cercle polaire, la neige a fondu trois à quatre semaines plus tôt que durant la période de référence 1998-2010.

A contrario, l’air s’est refroidi autour du continent austral. A la fin du printemps, la surface des glaces de mer s’étendait sur plus de 20 millions de kilomètres carrés, soit 560.000 km2 de mieux qu’en 2013, année du précédent record.

Last but not least: les météorologues ont nommé 91 cyclones tropicaux en 2014: 9 de plus que la moyenne annuelle.

 



[1] Nasa Giss, HadCrut4, NOAA, JMA.

[2] Par rapport à la moyenne des températures relevée entre 1981 et 2010.

[3] El Niño réchauffe fortement les eaux de surface du Pacifique oriental.

 



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