2013, l’année de toutes les anomalies climatiques

Le 23 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'avenir climatique australien ?
L'avenir climatique australien ?
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Comme chaque année à pareille époque, l’administration américaine en charge de l’océan et de l’atmosphère (Noaa) a rendu public son bilan climatique pour l’année passée. Avec une température moyenne globale supérieure de 0,62°C supérieure à celle mesurée depuis 133 ans, 2013 est la 4e année la plus chaude jamais observée depuis les débuts de la météo, ex-æquo avec 2003 (l’année de LA sécheresse en Europe).
Comme chaque année, la Noaa dément la théorie, fallacieuse, de l’arrêt du réchauffement. Et rappelle que 2013 est la 37e année consécutive où l’on a mesuré une température globale supérieure à la moyenne observée depuis la fin du XIXe siècle.

Ce réchauffement s’est bien évidemment accompagné de très nombreuses anomalies climatiques. A commencer par des températures inhabituelles. Des records de chaleur ont été battus dans une large partie de l’Asie centrale, en Tanzanie orientale, dans les deux tiers de l’Australie, ainsi que sur de larges portions des océans Arctique, Pacifique et Indien. Ponctuellement, des vagues de chaleur se sont abattues sur l’Autriche (plus fortes températures jamais mesurées) ou sur le sud-est de la Chine.

Pluviométrie stable

Côté froid, les thermomètres sont descendus anormalement bas, au printemps, en Europe, dans le sud-est des états-Unis, dans le nord-ouest de la Russie et dans certaines régions du Japon. L’hiver avait été inhabituellement rigoureux en Russie (Moscou a enregistré des chutes de neige de 25% supérieures à la moyenne) et en Corée du Sud.

L’été a été, en revanche, exceptionnellement chaud presque partout en Asie (canicule inédite au Japon) et en Nouvelle-Zélande. L’Australie a subi son été le plus chaud: le 7 janvier 2013, la température moyenne dans toute l’île-continent est égale ou supérieure à 40°C.

Les anomalies ont été moins importantes pour les précipitations. Globalement, en 2013, il est tombé 1.033,3 millimètres d’eau sur la planète, soit 0,31 mm de plus que la moyenne évaluée pour la période 1961-1990. Cette normalité n’a pas empêché la survenue de quelques événements extrêmes: longue période de sécheresse dans le nord-est du Brésil (la pire depuis 50 ans), graves déficits de pluviométrie dans le sud de l’Afrique et en Chine. A contrario, de très forts épisodes pluvieux ont provoqué de graves inondations dans les régions alpines européennes, ainsi qu’en Europe orientale, à la frontière indo-népalaise, et dans le nord-est de l’Asie.

 



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