2012, grand cru pour les norovirus

Le 09 janvier 2013 par Romain Loury
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Le novovirus tel qu'en lui même.
Le novovirus tel qu'en lui même.

Principaux agents de gastro-entérite, les norovirus ont frappé un grand coup fin 2012 dans plusieurs pays développés, notamment au Royaume-Uni, où ils ont entraîné 72% plus de cas que fin 2011.

Selon Eurosurveillance, bulletin épidémiologique européen, la fin 2012 a été une période faste pour les norovirus dans plusieurs pays européens, mais aussi en Australie, au Japon et en Nouvelle-Zélande. En France, les gastro-entérites dépassent ainsi largement leur niveau de 2011-12, atteignant celui, déjà très élevé, de l’année 2010-2011, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Mais c’est au Royaume-Uni que ces pathogènes semblent s’être le plus épanouis, selon les chiffres publiés chaque semaine par la Health Protection Agency (HPA). D’après ceux publiés le 2 janvier, 3.877 cas ont été confirmés en laboratoire au second semestre 2012, contre 2.255 un an plus tôt.

S’ils révèlent une forte tendance à la hausse, ces chiffres bruts ne sont que théoriques: pour 1 cas rapporté aux autorités, le HPA estime que 288 ne le sont pas. Ce qui équivaudrait à plus de 1,1 million de Britanniques infectés par un norovirus, sur les 63,2 millions d’habitants que compte le Royaume-Uni.

Selon les auteurs d’un article publié fin décembre dans Eurosurveillance, cette flambée serait liée à l’arrivée d’un nouveau variant, de génotype II.4, baptisée «Sydney 2012» en raison de sa caractérisation en Australie en mars 2012. Selon des données du réseau international NoroNet, la hausse du nombre de cas semble bien associée à ce nouveau venu, aussi bien en Australie, au Japon qu’en France.



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