2011, l’année du Dugong

Le 17 mars 2011 par Geneviève De Lacour
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Selon un communiqué de presse du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) daté du 14 mars, l’année du Dugong a été lancée par le président de la République de Palau, petite île du Pacifique.

Il faut dire que ce mammifère marin herbivore, plus communément appelé vache marine, est menacé. La plupart des populations qui vivent dans les eaux chaudes côtières et insulaires d’Afrique de l’Est et du Pacifique risquent de disparaître sans une action efficace de conservation, précise le Pnue.

Selon un communiqué de presse du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) daté du 14 mars, l’année du Dugong a été lancée par le président de la République de Palau, petite île du Pacifique.

Il faut dire que ce mammifère marin herbivore, plus communément appelé vache marine, est menacé. La plupart des populations qui vivent dans les eaux chaudes côtières et insulaires d’Afrique de l’Est et du Pacifique risquent de disparaître sans une action efficace de conservation, précise le Pnue.

L’animal, dont le nom scientifique est Dugong dugon, mesure trois à quatre mètres de long et peut peser jusqu’à 900 kilogrammes. Il appartient, avec les trois espèces de lamantins, à l’ordre des siréniens et broute la végétation qui se trouve sur les fonds marins peu profonds. Les principales causes de mortalité sont la surpêche, le braconnage, l’emprisonnement dans les filets de pêche, les collisions avec les navires et enfin la dégradation de son habitat.

Les filets maillants, un type de filet de pêche dans lequel les dugongs s’enchevêtrent régulièrement, sont utilisés dans près de 90% de l’habitat du mammifère.

Les populations les plus menacées seraient au Mozambique, en Malaisie et au Kenya.

La campagne s’adresse en premier lieu aux populations côtières de ce petit Etat qui abrite dans ses eaux territoriales la population de dugongs la plus réduite et la plus menacée de la région. Cette campagne met en place un cadre réglementaire pour la coopération régionale en ce qui concerne la protection à long terme.

Parallèlement, deux projets-pilotes sont actuellement en cours d’élaboration en Papouasie Nouvelle-Guinée et au Mozambique. L’objectif étant de réduire les prises accidentelles et de limiter l’impact de la pêche sur leur habitat, en incitant à des changements de comportement. Par exemple, en fournissant des prêts ou en rémunérant des actions utiles à la protection de l’espèce, ou en modifiant les moteurs des bateaux de pêche. Des projets qui ne devraient pas entraver le développement socio-économique de ces régions, a précisé le Pnue dans son communiqué. Selon Elizabeth Mrema Maruma, secrétaire exécutive de la Convention sur la conservation des espèces migratoires appartenant à la faune sauvage (CMS), qui participe au programme avec le Programme régional océanien de l’environnement (Proe) "Ces mesures novatrices prises dans le cadre du plan d'action de la Convention aideront à protéger les dugongs ainsi que les autres espèces marines et ce au moyen d'incitations financières dont le but est de renforcer les besoins de conservation et le développement durable au niveau communautaire."

Au total, 5 projets seront testés dans des sites de l’océan Indien, et financés sur une période de trois ans (2011-2013) par le biais du protocole d’accord de la Convention.

Des campagnes nationales seront menées à Palau, en Papouasie Nouvelle-Guinée, à Vanuatu, dans les îles Salomon et en Nouvelle-Calédonie.

 



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