2011, année torride et extrême

Le 11 juillet 2012 par Stéphanie Senet
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L'Arctique a connu des changements très rapides
L'Arctique a connu des changements très rapides

L’année 2011 se place au rang des plus torrides de ces 30 dernières années, avec de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde, pointe un rapport diffusé le 10 juillet par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (Noaa).

Cette synthèse, qui a été réalisée avec la société météorologique américaine (AMS), a mobilisé 378 scientifiques issus de 48 pays dans le monde. 43 indicateurs climatiques ont été utilisés pour identifier les tendances du système climatique terrestre, comme la concentration des émissions de gaz à effet de serre, la couverture nuageuse, la fonte des glaces, ou encore le niveau et la salinité des océans.

Cette année a compté parmi les 15 plus chaudes enregistrées depuis la fin du XIXe siècle. Les températures ont été supérieures à la moyenne calculée entre 1981 et 2010. Elles sont toutefois restées au-dessous des records de 2008.

«2011 laissera le souvenir d’une année marquée par des phénomènes climatiques extrêmes aux Etats-Unis comme dans le reste du monde», a ajouté Kathryn Sullivan, directrice adjointe de la Noaa, qui a présenté le rapport.

Les perturbations météo ont surtout été liées à l’apparition du courant froid La Nina, dans les eaux équatoriales de surface de l’océan Pacifique, caractérisées par une température anormalement basse. La Nina, qui apparaît tous les 4 à 5 ans, a aussi contribué à une saison d’ouragans tropicaux plus intense que la moyenne dans l’Atlantique Nord et à une saison plus basse dans le nord-est du Pacifique. Elle est également tenue responsable des deux années plus humides jamais observées en Australie (2010 et 2011), ce qui est d’autant plus surprenant après 10 années consécutives de sécheresse.

Des sécheresses historiques ont été relevées en Afrique de l’Est, dans le sud-ouest des Etats-Unis et dans le nord du Mexique.

L’Arctique a connu, plus qu’ailleurs, des changements rapides en 2011. La banquise a fondu pour atteindre, durant l’été, sa deuxième superficie la plus petite mesurée à cette période. La fonte des glaciers de l’Arctique canadien et des calottes glaciaires a été la plus importante depuis le début de leur mesure, en 2002.

De son côté, l’Antarctique a battu le 25 décembre 2011 son record de température: -12°C. C’est 1,6 ° de plus que le record précédent.

La concentration des principaux gaz à effet de serre a poursuivi sa progression, dépassant les 390 parties pour million (ppm) sur l’année, la première du genre.

Le rapport relève aussi les inondations en Thaïlande qui ont été les plus importantes de ces 70 dernières années et la vague de chaleur historique qui a touché l’Europe centrale et l’Europe du Sud durant l’été.



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