2005, une année de sûreté nucléaire

Le 05 avril 2006 par Enerpresse
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André-Claude Lacoste, le directeur général de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DGSNR), a qualifié 2005d’«année plutôt satisfaisante», allant même jusqu’à proposer un «jugement plus positif» sur le sujet.

Néanmoins, alors qu'il présente son quatrième rapport depuis que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) existe sous cette appellation (2002), «et probablement le dernier sous cette forme», a insisté le DGSNR, puisque la loi sur la transparence et la sécurité nucléaire comporte la création d'une haute autorité de la sûreté nucléaire, «il existe encore de fortes marges de progression, notamment en matière de rigueur d'exploitation». Qu'elle devienne ASN ou HASN, la future loi contient la continuité de la mission de l'ASN (dans son article 38) et un transfert de ses compétences. Cette législation, qui devrait permettre de parachever l'organisation issue de la réforme de 2002, espère A-C. Lacoste, représente une «nouvelle étape de la longue marche vers la sûreté et la transparence».

Ainsi, si Cogema exploite avec sérieux et rigueur les installations du site de La Hague, de même le DGSNR se félicite de la gestion d'EDF, mais l'avis de l'ASN est plus «nuancé» sur le CEA, tant en qui concerne sa rigueur que la tenue de ses engagements. Pas d'incident majeur rapporté en 2005, et un seul incident de niveau 2 (sur les pompes à EDF). Un suivi de sûreté que le DGSNR espère voir normalisé à l'échelle européenne, via Wenra, avec un objectif: faire appliquer une série de niveaux de sûreté européens d'ici la fin 2006. Par ailleurs, sur l'organisation de 2002, le DGSNR rappelle que la «réforme n'est pas achevée», d'où la nécessité de cette loi sur la transparence et la sécurité nucléaire en cours. Même si, insiste André-Claude Lacoste, l'ASN a beaucoup oeuvré en faveur de la transparence, notamment avec un baromètre d'opinion (lui permettant de s'apercevoir que son taux de notoriété auprès du public atteint 16%) et appelant ses pairs internationaux (AIEA) à réaliser un audit de quoi ? (Integrated Regulatory Review Team), prévu à l'automne 2006.

Côté radioprotection, l'ASN a poursuivi son travail d'activités réglementaires (intégration des directives, notamment). Cependant, en matière de nucléaire de proximité, des améliorations sont nécessaires. Ainsi, sur le nucléaire médical, la réglementation est appliquée, mais des incidents surviennent, des efforts doivent être faits sur la radiologie, et un plan national d'action sur les doses reçues est en cours, avec l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l'Institut de veille sanitaire (InVS). Reste le radon, pour lequel l'ASN verrait bien à la fois un effort dans l'habitat existant et des normes de construction, actuellement en cours de discussion avec le ministère chargé du logement. Enfin, l'ASN ne peut que se féliciter de la législation sur les déchets nucléaires, en cours de discussion au Parlement.


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