20 ans de Festival du vent

Le 26 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Carina Orru: on est plus intelligent à plusieurs que tout seul.
Carina Orru: on est plus intelligent à plusieurs que tout seul.

Le Festival du vent, dont le Journal de l’Environnement est partenaire, fête son 20e automne. A quelques heures de son ouverture, sa fondatrice Carina Orru jette un rapide coup d’œil dans le rétroviseur du Festiventu.

Quelles sont les racines de ce festival?
Au moment du sommet de Rio, nous voulions, avec mon mari Serge Orru [ancien directeur général du WWF France, ndlr] créer un événement, en Corse, où pourraient se croiser artistes, sportifs, défenseurs des droits de l’homme, écologistes. L’idée était de profiter du cadre idyllique de la baie de Calvi pour faire se rencontrer, et réfléchir ensemble des personnalités venues de tous les horizons. Car on est toujours plus intelligent à plusieurs que tout seul.

 

Les thématiques évoquées ont-elles évolué depuis 1992?

Bien sûr. Au début, nous parlions beaucoup d’écologie, de défense des droits de l’homme. Par la suite, notre champ de réflexion s’est étendu à des problèmes sociétaux et économiques. L’écologie, c’est un tout autour duquel gravitent beaucoup de sujets.

 

Comment le public a-t-il répondu?

Au début, je ne vous le cache pas, le projet du Festival du vent était accueilli avec un sourire un peu ironique. Les gens n’ont pas adhéré tout de suite à cette idée de conjuguer des talents. Aujourd’hui, c’est parfaitement admis et apprécié. D’autant que les débats que nous organisons sont aussi l’occasion de lancer des alertes sur des thématiques qui nous concernent tous: l’habitat, la gestion de l’eau, la permaculture, la transition énergétique, croissance économique versus décroissance. Nous parlons de choses sérieuses dans un environnement festif. Car, à côté de nos tables rondes et de nos forums, des artistes présentent leurs spectacles, leurs créations, leurs idéaux. Nous attendons, pour cette édition, environ 40.000 festivaliers, dont près de la moitié viendront du continent.

 

L’activité des organisateurs s’arrêtent-elles dès l’extinction des lumières de la scène?

Non, et c’est une autre particularité du Festiventu. Nous restons des activistes tout le reste de l’année. Nous avons, par exemple, lancé une campagne visant à l’interdiction des sacs de caisse en plastique dans l’île. Et par référendum, les Corses ont renoncé à leur usage dès 2003. Nous menons d’autres campagnes environnementales, notamment pour rappeler le danger des mégots de cigarettes jetés dans la nature.



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