2°C: les maires de toutes les batailles

Le 04 décembre 2015 par Stéphanie Senet
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Un millier de maires en ordre de bataille
Un millier de maires en ordre de bataille

Réunis à Paris ce 4 décembre pour une rencontre au sommet, en marge de la COP 21, un millier de maires et d’élus locaux ont pris de nouveaux engagements de décarbonation, montrant qu’il est possible de tenir un objectif commun, malgré leurs divergences.

 

L’hôtel de ville de Paris a accueilli, ce 4 décembre, les maires de Londres, Istanbul, Séoul, Bamako, Rio de Janeiro, Johannesburg… «Nous sommes la voix de 600 millions de personnes. Notre mobilisation peut résoudre la moitié de l’équation climatique mondiale», a déclaré la maire de Paris Anne Hidalgo, en référence aux 56% des émissions mondiales que représentent ces collectivités locales.

«C’est le premier sommet des élus locaux qui coïncide avec une conférence climatique. Vous formez un groupe très divers et vous montrez qu’on peut s’entendre autour d’un même objectif», a poursuivi Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York, co-organisateur du sommet des élus locaux avec Anne Hidalgo.

 

100 villes, 100 projets
L’Agence française de développement (AFD) a annoncé, le 4 décembre, le lancement de l’opération «100 villes 100 projets» visant à soutenir 100 villes de pays en développement d’ici 2020. L’Agence étudie par exemple le financement, sur prêt, d’un projet urbain de planification urbaine et d’adaptation au changement climatique au Bénin.
L’AFD n’a toutefois pas précisé le montant de l’enveloppe allouée au projet. De 2010 à 2014, elle a financé des projets urbains résilients à hauteur de 4,5 Md€ et souhaite accélérer le rythme d’ici 2020.

 

100% d’énergies renouvelables en 2050

Dans la déclaration qu’ils doivent remettre demain 5 décembre aux négociateurs, que le JDLE a pu consulter, les maires s’engagent à réduire de 3,7 milliards de tonnes (Mdt) leurs émissions annuelles de gaz à effet de serre en 2030, soit environ 25% de la différence entre la réduction visée par l’accord de Paris et la recommandation des scientifiques pour limiter le réchauffement à 2°C d’ici la fin du siècle. Pour rappel, ils s’étaient fixé une baisse de 1,5 Mdt à l’horizon 2020 en juillet dernier à Lyon.

Le deuxième engagement-phare des collectivités vise à atteindre 100% d’énergies renouvelables en 2050. Une belle ambition au regard du texte actuel de négociation, qui ne mentionne qu’une seule fois les énergies renouvelables, sans leur assigner d’objectif précis, et seulement entre crochets dans la version proposée par les co-présidents. Un objectif certes irréalisable à l’heure actuelle, mais que certaines villes comme Montréal ont déjà pris dans le cadre du plan d’adaptation au changement climatique.

1 milliard de dollars de l’association C40
L’association de collectivités C40 a annoncé, ce 4 décembre, allouer 1 Md$ (918 M€) d’ici 2020 à des projets urbains bas carbone développés dans des pays en développement. Une annonce prise en collaboration avec l’Allemagne et la banque inter-américaine de développement.

 

A suivre le plus vite possible

«C’est un objectif important», souligne au JDLE Ronan Dantec, porte-parole Climat de l’association Cités et gouvernements locaux unis (CGLU). «Et pour que cela ne s’arrête pas là, il nous faut un lieu pour continuer à travailler, dans la droite lignée de l’Agenda d’action Lima-Paris», poursuit-il. Une nouvelle gouvernance que pourrait sceller l’accord de Paris? Pour assurer leurs arrières, les édiles ont d’ores et déjà convenu de se retrouver lors du prochain sommet des élus locaux qui se tiendra du 26 au 28 septembre 2016 à Nantes (Loire-Atlantique), «notre COP non étatique», comme l’appelle Ronan Dantec.

 

5 solutions concrètes pour les plans Climat urbains
L’Alliance financière pour la finance Climat des villes (CCFLA) recommande, dans un rapport publié ce 4 décembre, 5 solutions concrètes pour financer les programmes climatiques urbains: la mise en place de politiques financières incitatives, l’expérimentation des nouveaux instruments financiers, l’orientation d’investissements de banques internationales de développement vers des banques régionales, des cadres de tarification des impacts environnementaux et le déploiement de subventions.

 



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