1er bilan de la sécheresse

Le 04 novembre 2005 par Christine Sévillano
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Un bilan provisoire de la sécheresse pour l'année 2005 vient d'être mis en ligne sur le site du ministère chargé de l'environnement.

Le ministère chargé de l'environnement vient de publier un bilan provisoire de l'étiage 2005 en date du 16 septembre 2005, au moment où il a annoncé un plan de gestion de la rareté de l'eau. Cette étude met en garde contre l'éventualité d'une nouvelle période de sécheresse l'été prochain si la recharge hivernale est insuffisante, comme cela avait déjà été le cas l'an dernier. Rappelant le suivi de la pluviométrie sur les 12 derniers mois, elle s'efforce de constater de l'évolution des débits des cours d'eau, qui pour certains ont dépassé des niveaux qui n'avaient pas été observés depuis 20 à 50 ans, mais aussi des nappes souterraines qui n'avaient pas retrouvé une situation satisfaisante au 1er septembre.

Le rapport se penche aussi sur la gestion de crise par les pouvoirs publics, et constate une amélioration. Il rappelle que dès février 2005, les ministres chargés de l'environnement et de l'agriculture demandaient aux agriculteurs de préférer les cultures les moins consommatrices en eau. Un appel entendu puisque le rapport constate une baisse de 8% des surfaces irriguées en maïs par rapport à l'année 2004, et jusqu'à 20% en Poitou-Charentes. Il relève aussi que 72 départements ont pris des mesures de limitation des usages de l'eau, dont 30 des restrictions totales pour l'irrigation sur au moins un bassin versant du département. Mais seules 25.000 exploitations ont été touchées sur 540.000 hectares soit 2% de la surface agricole utile (SAU) et 33% des superficies irriguées en France.

L'amélioration de la gestion de crise devrait se poursuivre avec par exemple des dispositions interdépartementales pour les bassins versants qui en ont besoin. En outre, tous les départements devraient bientôt être dotés d'un plan sécheresse. Le bilan fait également état des conséquences sur les différents usages de l'eau. L'alimentation en eau potable n'a pas connu de grave pénurie, même si localement des problèmes sont à régler comme en Poitou-Charentes et en Pays de Loire. L'industrie n'a subi aucune perte de production, ce qui est dû à la baisse d'activité estivale. La production d'énergie n'a pas été inquiétée sauf la centrale de Tricastin. Cependant, l'agriculture présente une situation contrastée selon les secteurs d'activités et la localisation, et les milieux aquatiques ont beaucoup souffert, d'autant plus que le nombre d'assecs a atteint 3.800 kilomètres dans les rivières. Cela devrait se traduire par des effets sur les peuplements dès l'an prochain.




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