18 pays lancent l’appel de Vouliagmeni

Le 25 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une quinzaine de pays méditerranéens ont signé vendredi 22 octobre, en Grèce, une déclaration commune de lutte contre le réchauffement climatique qui les menace tous. Ne comptant pas parmi les plus polluants du monde, ces pays s'attendent en revanche à subir une hausse de 4 degrés de leurs températures moyennes et une baisse de 70 % des précipitations dans les années à venir, ont indiqué les signataires, réunis à Vouliagmeni, une station balnéaire au sud d'Athènes.

Le réchauffement climatique menace particulièrement cette région du monde et son mode de vie, a souligné Jeffrey Sachs, de l'université Columbia de New York. Il a émis l'espoir que les pays méditerranéens sauraient faire évoluer les Etats-Unis et la Chine qui refusent tout nouveau protocole sur les émissions de gaz à effet de serre, ce qui pèsera sur le sommet de l'ONU à Cancun fin novembre. « Si nous ne décidons pas d'organiser la planète ensemble (...) , il y aura des conflits face aux problèmes créés par le réchauffement : accès à l'eau, à l'énergie, reforestation, lutte contre la désertification et traitement des déchets », a prévenu le Premier ministre grec Georges Papandreou organisateur de l'opération.

L'accès à l'eau a été particulièrement souligné, aussi bien par le Premier ministre de Malte, Lawrence Gonzi, que par celui de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad, selon lequel « moins de 10 % de la population a accès à l'eau potable à Gaza. Israël prend 90 % de l'eau et notre situation est particulièrement difficile ». L’Etat hébreux, pour sa part, a indiqué qu’il prévoyait, d’ici 2015, de doubler son potentiel d'eau potable en dessalant de l'eau de mer pour un volume équivalent à celui de sa consommation nationale totale, tout en recyclant 90 % des eaux résiduelles.

Autre impact négatif durement ressenti dans la région, et relevé par le président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), Rajendra Pachauri, la baisse du tourisme « particulièrement durant les mois d'été » en raison de la forte hausse annoncée des températures. Une menace majeure pour un pays comme la Grèce où cette industrie représente l'une des principales sources de revenus. « Il faut stimuler beaucoup plus les investissements et les lier aux problèmes de reprise économique pour dépasser la crise qui nous frappe encore », a rappelé le Premier ministre grec.

Les signataires de la déclaration se sont engagés à contribuer à « l'émergence d'activités à basse émission de carbone et respectueuses des ressources naturelles et du climat en Méditerranée », ainsi qu'à « développer des positions méditerranéennes communes » sur le changement climatique. Ils indiquent que leur initiative est « autonome » et « destinée à influencer les accords internationaux et régionaux », ainsi que les projets qui pourront être menés dans le cadre de l'Union européenne pour la Méditerranée (UEM). « Tous ces pays ont beaucoup de problèmes à régler chez eux - crises économiques, instabilité politique ou autres - et ont des conflits entre eux. Pourtant, ils (...) ont reconnu ensemble qu'ils font tous face à la même menace pour leur culture et leur mode de vie », a souligné un diplomate d'un des pays signataire qui a requis l'anonymat.

 

Lors d’un forum économique, qui se tenait en marge de la conférence de Vouliagmeni, Georges Papandreou a indiqué que son pays entendait attirer, en 5 ans, jusqu’à 45 milliards d’euros d’investissements dans les énergies renouvelables.



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