17 millions d’euros pour gérer la crise de l’eau à Mayotte

Le 01 septembre 2017 par Stéphanie Senet
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A Mayotte, la sécheresse a provoqué des coupures d'eau potable
A Mayotte, la sécheresse a provoqué des coupures d'eau potable

La ministre des Outre-mer a annoncé, ce 1er septembre, que 17,3 millions d’euros du plan Eau seraient destinés à Mayotte d’ici fin 2017.

L’île est confrontée à une sécheresse historique, qui a privé d’eau potable les Mahorais à plusieurs reprises depuis novembre 2016. Si la saison des pluies arrive de plus en plus tardivement à Mayotte depuis 2015, c’est la première année que les précipitations se sont produites en mars.

 

Avant la prochaine saison des pluies

En déplacement à Mayotte, la ministre des Outre-mer Annick Girardin a promis 17,3 millions d’euros d’ici la fin de l’année pour «sécuriser et augmenter la ressource en eau, avant l’entame de la prochaine saison des pluies».

Le 27 février dernier, un plan d’urgence doté d’une première enveloppe de 500.000 € avait été présenté par l’ancienne ministre Ericka Bareigts. Il avait permis d’acheter des bouteilles d’eau et des citernes. Il prévoit, in fine, des investissements allant jusqu’à 42,2 M€ d’ici 2021.

80% des ressources en eaux de surface proviennent des deux retenues collinaires de Combani (1,5 Mm3) et de Dzoumogné (2 Mm3), prélevées par 14 captages répartis sur le territoire. En décembre 2016, elles étaient quasiment vides, faute de précipitations.

 

Interconnexion, retenues et forages

D’ici la fin de l’année, leur interconnexion devrait être terminée. Autres travaux prévus: la réhabilitation de forages, la création d’une troisième retenue collinaire et d’une deuxième usine de désalinisation.

Une convention a aussi été signée, ce 1er septembre, entre l’Agence française de développement (AFD) et le Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement (SIEAM). Financée à hauteur de 2,5 M€, elle prévoit de renforcer l’ingénierie du SIEAM pour la gestion de l’eau potable et l’assainissement.

Dans un nouveau rapport, le Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux (CGAAER) détaille des mesures qui pourraient mettre en musique le plan présenté en grandes lignes par Nicolas Hulot le 9 août. Au programme: stockage des excédents hivernaux, pompage des fleuves et nappes abondants, réutilisation des eaux usées, baisser les débits d’objectif d’étiage… De quoi conforter la pression actuelle due à l’irrigation agricole en France.


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