17 milliards pour améliorer l’efficacité énergétique des HLM européens

Le 28 septembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Pour sa 72e édition, le congrès de l’Union sociale pour l’habitat (USH) s’est ouvert hier 27 septembre à Bordeaux et durera jusqu’au 29. A l’occasion de ce rendez-vous annuel des HLM, Johannes Hahn, le commissaire de la Commission européenne pour la politique régionale, devrait proposer, selon le site Internet Euractiv.fr, d’affecter 17 milliards d’euros à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables entre 2014 et 2020, contre les 9 milliards actuels.

En renforçant la participation du Fonds européen de développement économique régional (Feder) au développement durable, la Commission européenne offre de nouvelles perspectives pour les offices HLM qui s’évertuent à rénover les logements les plus énergivores.

Chaque Etat devra ainsi consacrer, au total, 20% de ses crédits Feder à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables. Cette rallonge budgétaire ne concerne pas seulement le logement mais aussi l’énergie solaire, les éoliennes, les compteurs intelligents ou encore les PME.

L’initiative européenne est globalement bien accueillie. «Je ne m’attendais pas à une issue aussi favorable», explique Thierry Repentin, président de l’USH, qui mise sur l’appui du Feder pour assurer la rénovation de 100.000 logements sociaux d’ici 2014. Le sénateur socialiste espère pouvoir capter plus de 600 millions d'euros d'aides européennes entre 2014 et 2020, contre 320 millions aujourd'hui.

L’évolution proposée par la Commission fait sauter le plafond imposé au financement européen de la rénovation thermique (cantonné dès sa création à 4% du Feder national). «Je me réjouis de l'annonce du commissaire Hahn», confirme l’eurodéputée écologiste Karima Delli, sans pour autant renoncer à la prudence. «Nous devons aussi assurer que l'impact social de cette mesure sera positif. C'est pourquoi je souhaite qu'il y ait des garanties d'affectation de ce fonds au secteur du logement», soutient l’élue.

En France, la réhabilitation thermique des logements a été récemment fragilisée par un différend entre l’Etat et la Caisse des dépôts et consignations (CDC), tous deux finançant la bonification de prêts dont bénéficient les organismes HLM pour effectuer leurs travaux de rénovation. Depuis le mois de mai, la CDC a renoncé à y participer. En privant les HLM de ces éco-prêts très attractifs (taux de 1,9% sur 15 ans), la Caisse des dépôts envoie un signal clair au gouvernement, dont la participation laisserait à désirer. Pour Thierry Repentin, sénateur de la Savoie, la situation française représente un «vrai risque».

Autre écueil à passer, mais celui-ci au niveau européen. Le 12 septembre, plusieurs gouvernements, dont la France, ont fermement réitéré leur opposition au budget présenté par la Commission en juin. Si les Etats obtiennent une baisse du budget de la politique régionale, la politique de financement européen des logements sobres en énergie risque de s’effondrer. «Il faut un message de responsabilité», réclame le président de l’USH.

Après «la remise en cause de l’aide alimentaire, on revient sur l’allègement des factures énergétiques des ménages à revenus modestes», déplore le sénateur socialiste. Une attitude jugée «irresponsable» par Karima Delli. «Sous prétexte de l'austérité budgétaire actuelle, on refuse d'investir pour l'avenir (…) Les élus doivent continuer de se mobiliser pour faire pression sur le gouvernement», lance-t-elle.

 
 


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