12 maires du C40 veulent atteindre le zéro émission en 2030

Le 23 octobre 2017 par Stéphanie Senet
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Les maires de Paris, Barcelone, Madrid, Le Cap, Los Angeles, Quito, et Auckland réunis à Paris
Les maires de Paris, Barcelone, Madrid, Le Cap, Los Angeles, Quito, et Auckland réunis à Paris

Douze maires de mégapoles, dont Paris, Tokyo, Barcelone, Londres et Los Angeles ont signé, ce 23 octobre à Paris, une déclaration dans laquelle ils s’engagent à atteindre le zéro émission net en 2030, en misant sur les transports propres.

 

Paris, Los Angeles, Barcelone, Mexico, Seattle, Le Cap, Londres, Copenhague, Vancouver, Milan, Quito et Auckland ont promis de mettre l’accent sur la marche, le vélo et les transports partagés comme moyens de déplacement principaux des habitants. Cet engagement a été pris dans le cadre des rencontres Together4Climate organisées ces 22 et 23 octobre dans la métropole française.

 

Dans les 91 villes du réseau C40, environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre proviennent des transports, qui représentent aussi la principale source de pollution atmosphérique. Une pollution qui tue prématurément 4,5 millions de personnes chaque année dans le monde. La congestion routière coûte par ailleurs à l’économie 1% du PIB en moyenne aux Etats-Unis, Royaume-Uni, France et Allemagne.

 

Restrictions de circulation

Autre objectif: réduire le nombre des véhicules les plus polluants et abandonner les véhicules à combustion fossile, comme l’a annoncé la maire de Paris il y a 10 jours. Anne Hidalgo souhaite supprimer les véhicules à essence des rues parisiennes en 2030, après avoir annoncé la fin du diesel en 2024. Lors d’une conférence de presse, l’édile a précisé que «plusieurs solutions étaient actuellement étudiées par un groupe de travail au sein de la métropole du Grand Paris», et qu’elle était opposée au système de péage «pour ne pas mettre de barrière financière aux habitants de la métropole». «Je préfère aller plus loin dans le cadre d’un système d’interdiction des véhicules les plus polluants en ayant recours aux vignettes Crit’air, comme nous avons commencé à le faire», a-t-elle ajouté.

 

«Toxic charge»

Depuis ce 23 octobre, Londres, au contraire, applique une nouvelle taxe de 10 livres sterling (11,2 euros) par jour à tout conducteur d’un véhicule d’avant 2006 ou d’un véhicule diesel le plus polluant entrant dans le centre de la ville. Baptisée ‘toxic charge’ ou ‘T-charge’, cette taxe s’ajoute au péage urbain (11,5 £ ou 12,9 €) déjà payé par tous les automobilistes en semaine. Décidée par le maire Sadiq Khan, une zone à ultra-basse émission doit aussi voir le jour en 2019. Le Royaume-Uni a par ailleurs décidé d’interdire la vente de voitures à essence et diesel en 2040, alors que la pollution atmosphérique tue prématurément plus de 40.000 personnes par an outre-Manche.

 

Montrer l’exemple

Pour montrer l’exemple, les municipalités s’engagent à acquérir uniquement des véhicules à émission zéro pour leurs flottes municipales sans préciser l’agenda. Les bus propres devront en revanche être généralisés dans les rues dès 2025. Enfin, les 12 villes rendront compte publiquement, tous les deux ans, des progrès réalisés à l’égard de ces objectifs ambitieux.



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