11 projets de développement soumis au G20

Le 04 novembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Onze grands projets d'infrastructure transnationaux sur différents continents, pouvant être financés par des fonds publics et privés, ont été soumis à l'approbation des dirigeants du G20 réunis à Cannes, selon un rapport obtenu jeudi 3 novembre par l'AFP.

Le rapport de 37 pages détaille des projets localisés en Afrique, Asie, Moyen-Orient et Amérique latine, ainsi que les fonds qui permettraient de les concrétiser. Il a été réalisé par Tidjame Thiam, président du groupe spécialisé sur les projets d'infrastructure au sein du G20, créé en novembre 2010. Ce groupe a la particularité d'associer des dirigeants des secteurs public et privé.

Parmi les projets figurent une liaison ferroviaire africaine entre Isaka (Tanzanie) et Kigali (Rwanda, dont le coût est estimé à 1,6 milliard de dollars (1,2 milliards d’euros). Un projet de réseau ferré reliant la Jordanie à la Syrie, l'Arabie saoudite et l'Irak est de son côté estimé à 5 Md$ (3,6 Md€).

Le document cite aussi un programme d'énergie solaire impliquant le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie avec une capacité d'exportation vers les pays européens proches de certains de ces Etats.

Outre l'implantation d'une centrale hydroélectrique en République démocratique du Congo, un vaste projet baptisé corridor nord-sud permettrait à 5 pays enclavés -RDC, Zimbabwe, Bostwana, Malawi et Zambie- d'accéder à la mer, via un axe routier.

Toujours en Afrique, l'interconnexion des réseaux électriques de l'Ethiopie et du Kenya par une ligne de 1.000 kilomètres reviendrait à 900 M$ (655 M€). Une autre liaison électrique sur 1.400 km bénéficiant à la Côte d'Ivoire, au Liberia, Sierra Leone et Guinée coûterait 500 M$ (364 M€).

«Le rapport présenté au G20 montre qu'un investissement public bien pensé peut drainer d'importants fonds privés vers des projets qui luttent contre la pauvreté», s'est félicité Guillaume Grosso de l'ONG One, luttant pour le développement.

«Electrification, routes, ponts et chemins de fer peuvent changer le futur de régions entières, rapprocher des peuples, résorber le chômage, rapprocher les enfants de leurs écoles et les malades des hôpitaux», a-t-il ajouté, en appelant toutefois à ce que les projets ne défigurent pas l'environnement.

Tidjame Thiam cite aussi la création d'un gazoduc traversant Turkménistan, Afghanistan, Pakistan et Inde, sur 1.800 km de long pour un coût de 7,6 Md$ (5,5 Md€) et un projet de défense de l'environnement portant sur la production de bioénergie propre pour le Cambodge, le Laos et le Vietnam.

Les deux derniers projets cités concernent l'Asie (avec un fonds d'investissement) et l'Amérique latine avec une série d'autoroutes au bénéfice du Mexique, Panama, Costa Rica, Nicaragua, Salvador, Honduras et Guatemala.



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