11 nouveaux sites dans l’Atlas des pollutions aux PCB

Le 04 août 2009 par Sonia Pignet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
camargue
camargue

L’association Robin des bois a mis à jour en juillet son Atlas des sites pollués aux PCB. Par rapport à la dernière édition datant du mois de mars, 11 nouveaux sites font leur apparition.

Cependant, il faut noter également que 8 sites ont été retirés de la carte, soit parce que l’absence de contamination a été démontrée, soit parce que le problème a été réglé. Parmi les nouveaux sites figurent celui de Saint-Cyprien dans la Loire (1), où une contamination suite à un incendie a provoqué l’abattage de bovins aux alentours du site industriel concerné, et celui de Varennes-le-Grand (Saône-et-Loire) où des déchets d’activité industrielle pourraient être à l’origine d’une contamination des poissons de la Saône. Pour l’association, ces deux sites «continuent d’inquiéter les populations locales au regard de l’impact de leurs pollutions par les PCB».

Cet atlas est réalisé à partir de 4 sources d’informations: la base de données Basol du Meeddm sur les sites et sols pollués, la base nationale de données Basias qui regroupe des inventaires historiques régionaux d’activités industrielles susceptibles d’avoir engendré une pollution de l’environnement, la base de données Aria du Bureau d’analyse des risques et pollutions industrielles (Barpi) et enfin, les archives de Robin des bois. L’association note que cet «atlas confirme que les bassins de la Seine et du Rhône, les lacs alpins, le Rhin, la Moselle, la Somme et leurs affluents, de même que le Nord/Pas-de-Calais et ses canaux recèlent des agrégats de sites PCB; ils se recoupent souvent avec la contamination des sédiments aquatiques et la contamination des poissons telles qu’elles sont relevées par le ministère de l’écologie».

Robin des bois estime que les prévisions sont mauvaises quant à la résolution de cette pollution. «Les spécialistes les plus clairvoyants disaient en 1986 que les pics de pollutions PCB seraient perceptibles dans les années 2010. Aujourd’hui on peut craindre pire tant la rémanence des PCB et leurs résurgences sont facilitées par un ensemble de pratiques, de négligences, d’incohérences et de tolérances», explique Robin des bois dans la présentation de cette édition de l’atlas.

(1) Dans le JDLE «La Frapna s’inquiète des taux de PCB dans la Loire»


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus