10% de réemploi et de réutilisation en France selon l’Ademe

Le 07 juillet 2015 par Stéphanie Senet
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L'Hexagone compte désormais 5.600 structures de réemploi et de réutilisation
L'Hexagone compte désormais 5.600 structures de réemploi et de réutilisation

Peu favorisés par les politiques publiques, le réemploi et la réutilisation progressent dans l’Hexagone grâce à l'accroissement du nombre d’acteurs et de projets, indique une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Contrairement au recyclage, au compostage, à la mise en décharge et à l’enfouissement, le réemploi et la réutilisation sont rarement chiffrés. La faute sans doute à la directive-cadre sur les déchets, qui s’est abstenue de leur assigner des objectifs séparés de développement et n’envisage la préparation au réemploi qu’associée au recyclage.

Pour l’Ademe, «le réemploi et la réutilisation représentent 10% du gisement des produits en fin d’usage, puisqu’ils ont permis  d’éviter 940.000 tonnes de déchets en 2013 pour une production totale de 9,3 Mt», décrypte pour le JDLE Agnès Jalier, ingénieure au service Consommation et prévention.

Structures et chiffre d’affaires en hausse

La constante progression du secteur s’appuie sur le développement du nombre de structures: 5.600 en 2014 contre 5.000 entre 2012. Au total, elles ont réalisé un chiffre d’affaires d’environ 1 Md€ en 2013 contre 856 M€ en 2011.

Ces structures relèvent à la fois du secteur marchand de l’occasion (sites internet, dépôts-vente, revendeurs, brocanteurs) –qui représente 70% du CA mais 30% seulement des effectifs- et de l’économie sociale et solidaire ou ESS (ressourceries, réseaux spécialisés, œuvres caritatives, etc) qui ne pèse que 30% du CA mais 70% des effectifs. Au total, le réemploi et la réutilisation mobilisent 22.000 personnes à temps plein selon l’Ademe.

Des marges de progrès

Largement sous-exploité selon une enquête des Amis de la terre, ce secteur est peu visé par des objectifs de développement. «Seules certaines filières à responsabilité élargie du producteur ont fixé des objectifs. C’est le cas de la filière Meubles, qui doit accroître de 50% le réemploi pendant la durée de l’agrément entre fin 2012 et fin 2017», relève Agnès Jalier. Les éco-organismes Eco-Mobilier et Valdelia travaillent d’ailleurs à multiplier les partenariats avec les structures de l’ESS.

L’Ademe a identifié deux autres pistes de développement: le déploiement de la professionnalisation des structures, comme le montre le réseau Envie qui forme son personnel à la réparation, ainsi que l’amélioration de la traçabilité des flux. Les ONG réunies au sein du Bureau européen de l’environnement militent aussi pour que le futur paquet Economie circulaire, qui doit être présenté avant fin 2015, fixe des objectifs précis visant le réemploi et la réutilisation.

 

SOMMAIRE DU DOSSIER

Un Européen a produit 481 kg de déchets en 2013

L’Europe s’assoit sur la prévention des déchets

Bruxelles enterre officiellement le paquet sur l’économie circulaire

L’obsolescence des produits électroniques se précise

L’économie circulaire, c’est 440.000 emplois en 2030 (en France)

10% de réemploi et réutilisation en France selon l’Ademe

Grand Paris: la valorisation des déchets se précise

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