10 ans de catastrophes naturelles en France

Le 28 avril 2011 par Geneviève De Lacour
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Le cabinet d'étude Ubyrisk Consultants, cabinet d’experts spécialisé dans l’étude et la gestion des risques naturels, a rendu public, mercredi 27 avril, 10 années de compilation de données sur les catastrophes naturelles en France.
 
Entre 2001 et 2010, le cabinet a recensé «670 événements naturels dommageables en France et dans les départements d'outre-mer», qui «sont à l'origine de 15.539 morts et ont coûté plus de 10 milliards d'euros» en assurance. 96% des victimes sont dues à la canicule de l'été 2003. «Contrairement aux statistiques mondiales de la décennie, qui montraient un net accroissement du nombre de catastrophes au cours des 5 dernières années, cette tendance ne se retrouve pas pour la France pour laquelle le nombre d'événements annuel reste stable autour de la moyenne relevée pour la décennie
 
«Avec 92 événements recensés, l'année 2001 apparaît comme la plus sinistrée, suivie par l'année 2003 (85 événements), tandis que l'année 2005 aura été celle qui compte le moins d'événements (53)», indique le cabinet.
 
64,4% des événements naturels dommageables enregistrés entre 2001 et 2010 sont d’origine atmosphérique (les inondations constituent 20% des événements et les orages 17,5%), 11,2% sont d’origine géologique et 24% d’origine complexe (incendies de forêt et avalanches). «Si la part des événements d’origine atmosphérique survenus en France est sensiblement la même qu’à l’échelle mondiale, il apparaît en revanche que notre pays connaît proportionnellement moins d’événements d’origine géologique. Ceci s’explique notamment par le fait que notre pays n’est qu’assez modérément exposé au risque sismique et volcanique et que le nombre de mouvements de terrain y est relativement limité.» Enfin, les événements à origine complexe (incendies et avalanche) sont davantage représentés en France que dans le reste du monde, «notre pays étant fortement exposé à ces deux aléas».
 
«En termes de gravité, 89% des événements recensés appartiennent aux 2 échelons inférieurs de notre grille de qualification d'importance des événements, qui compte 7 niveaux (événements faisant moins de 5 victimes ou blessés et ayant des conséquences matérielles régionales)», poursuit l'étude. «A l'échelle mondiale, cette part atteignait 69%.» Les «événements graves» de niveau 3 (nombre de victimes compris entre 6 et 50 avec des dommages matériels à l'échelle régionale) représentent «10% des catastrophes naturelles référencées en France contre 23% à l'échelle du monde», et les catastrophes de niveaux supérieurs 4 à 6 (faisant plus de 50 victimes et des dommages matériels de l'échelle nationale à supranationale) «sont très marginales puisqu'elles ne représentent que moins de 2% des événements en France contre 10% dans le monde». «Sur la période étudiée, il ne semble donc pas que le niveau de gravité moyen des événements se soit accru», analyse Ubyrisk Consultants.

S'agissant des victimes, si l’on exclut la canicule de 2003, «les avalanches -avec 194 morts- représentent plus de 26% des victimes liées aux catastrophes naturelles de la décennie écoulée. Les vagues de chaleur viennent en seconde position avec 137 morts (18,6% du total) suivies par les inondations qui ont causé la mort de 109 personnes (14,8% du total) et enfin les tempêtes tempérées avec 103 victimes (14% du total). »
 
Le coût de 13,65 milliards € est «au minimum à multiplier par un facteur 2 si l'on souhaite prendre en compte le coût total des dommages y compris les biens non assurés (routes, forêts, infrastructures publiques…)», précise encore l'étude. La tempête Klaus de 2009 a coûté 1,7 milliard € en dommages assurés et la tempête Xynthia de 2010, 1,6 milliard €.
 
Selon le cabinet, il est «justifié de considérer que le coût économique des catastrophes naturelles s'accroît notablement dans notre pays, ce qui est en accord avec la tendance observée dans les autres pays de l'OCDE».
 
Géographiquement, les communes de la moitié sud de la France ont été les plus touchées au cours de la dernière décennie. «A cet égard, les communes du sud-est et du sud-ouest se détachent assez nettement, puisque nombre d'entre elles ont été déclarées en état de catastrophe naturelle à plus de 5 reprises en 10 ans


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